Thomas Riedel

Thomas Riedel

Thomas Riedel

novembre 2019Reportage Entreprise

L’intuition au service de l’innovation

Né en 1968, Thomas Riedel a fondé la société éponyme en 1987. Son équipe conçoit, fabrique et distribue des solutions de transfert de données audio, vidéo et communication en temps réel sur réseau IP. La structure dispose également d’un département capable de répondre à des événements tels que les Jeux olympiques, la Formule 1 ou les Coupes du monde de football, pour la fourniture et la mise en œuvre de solutions globales d’intercom et gestion de données. Nous nous sommes rendus à Tel-Aviv, en Israël, pour retrouver Thomas Riedel sur l’Eurovision, événement sur lequel son entreprise et ses filiales sont très impliquées.

Devenue, au cours de ses plus de trente années de développement, un acteur majeur du monde du spectacle au sens large, la société Riedel compte aujourd’hui 600 collaborateurs, dont plus de 100 ingénieurs de développement. Son matériel est déployé dans le monde entier sur 2 000 événements par an, et plus de 4 500 systèmes de la gamme Artist ont été installés. A l’origine de ce succès, un homme à la curiosité toujours en éveil, qui a gardé au fil du temps son enthousiasme et nous reçoit au cœur de la fourmilière de l’Eurovision.

SONO Mag : Quelles circonstances vous ont-elles amenées à créer l’entreprise ?

Thomas Riedel : Beaucoup d’aventures commencent avec un hobby. Vers l’âge de 10 ans, j’ai commencé à faire des spectacles de magie. Mes parents m’ont toujours encouragé. Peu à peu, je me suis intéressé à la technique. J’ai commencé à installer du matériel son et lumière pour des fêtes. J’avais un pied dans le domaine artistique et un autre dans la technologie. Vers l’âge de 18 ans, j’ai créé une société, non pas pour vendre mes prestations, mais pour pouvoir acheter le matériel à des prix professionnels, directement auprès des distributeurs. J’étais toujours à l’école à cette époque. Mon affaire s’est développée et lorsqu’à 20 ans j’ai quitté les études, j’ai souhaité essayer de gagner ma vie avec. J’avais là aussi le soutien de mes parents.
J’ai été sollicité pour fournir des talkies walkies, comme on disait à l’époque. J’en ai acheté cinq. J’ai constaté que ce matériel de transmission radio sortait beaucoup plus
fréquemment que le reste de l’équipement. Il y avait sans doute une niche à exploiter. Et j’ai commencé à augmenter mon parc de matériel radio. Dans les prestations que je propose aujourd’hui, seule l’échelle a changé. De cinq radios, nous sommes passés à des milliers, 20 000 par exemple pour les Jeux olympiques. Et dès mes débuts, j’ai proposé la prestation globale, en louant le matériel et en apportant le service permettant de le faire fonctionner convenablement.

Un article d'

Eric Moutot

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