TUTORIEL STARWAY LUSSO

TUTORIEL STARWAY LUSSO

TUTORIEL STARWAY LUSSO

février 2021Test Lumière & Vidéo

Un spot 320 W à tout faire

Après l’arrivée des Dino et Aperta, il y a un an, Starway a décidé de renommer ses projecteurs, passant d’appellations pragmatiques, tel Servospot 15k, à des noms d’inspiration italienne et plus imagés, inspirés d’une célèbre marque de voitures rouges. Après le Dino, un spot à LED d’une source de 200 W, la marque française nous propose aujourd’hui le Lusso, un spot à LED de 320 W qui ambitionne d’être le couteau suisse de l’éclairagiste dans un format compact et un poids réduit. Le moteur du Lusso nous fera-t-il vibrer comme son homonyme à quatre roues ? Test.

Dès la sortie du carton, on découvre une machine plutôt compacte et assez légère pour sa catégorie (20 kg). Même si les machines de type spot se ressemblent beaucoup, certaines ne brillent pas par leur esthétisme. Pas de ça ici, le Lusso est bien profilé, avec une base compacte, le nom de Starway moulé sur les bras et une prise d’aération de chaque côté, avec le nom du produit bien en évidence. En cela, il ressemble beaucoup au Dino, ce qui est bon point pour la cohérence de la gamme. Ajoutez à cela les traditionnels blocages de pan et tilt, les quatre embases pour oméga sur le dessous, et vous obtenez un portrait exhaustif de l’aspect de la bête.

Côté connecteurs, on dispose de tout ce que l’on est en droit d’attendre d’une machine moderne. Une alimentation in/out en True One, du réseau RJ45 in/out et du DMX cinq broches, in/out également. A noter, le fusible facile d’accès pour la maintenance, sans ouvrir la machine. Sur l’autre face, on trouve un écran avec une résolution suffisante, des boutons de navigation simples à comprendre et une prise USB pour la mise à jour du micro-logiciel.

LES MENUS

La navigation dans l’écran se fait plutôt simplement, on retrouve vite nos réflexes. En revanche, il m’a fallu deux bonnes minutes avant de trouver le paramétrage IP. Après un passage par la case manuel, tout s’est éclairci. En effet, il faut aller dans le menu Fixture ID et y entrer un code PIN afin d’accéder aux options. On trouvera également dans le menu les différentes courbes, la fréquence du moteur de LED, le mode du ventilateur, des informations sur le projecteur, un mode test…

ET MAINTENANT, EN ROUTE…

Après un démarrage en cinquante secondes, la machine attend nos instructions au garde-à-vous. En faisant rugir le moteur de 320 W situé sous le capot, les lunettes de soleil sont de mise. On sent le potentiel de la machine, qu’il nous reste à confirmer lors des mesures. Mais voyons pour le moment ce que le Lusso a dans le ventre. Le zoom se déploie de 8 à 40°, et on peut même ouvrir un peu plus en défocalisant (nous avons obtenu jusqu’à 48°). Cependant, sur une machine si compacte, il a fallu faire quelques concessions. Lorsque les prismes viennent se placer entre la lentille de zoom et celle de net, le projecteur déplace ces dernières automatiquement, réduisant ainsi le zoom maximum d’environ 30 %.En parlant des modificateurs du faisceau, nous disposons de deux roues de gobos, dont une rotative, et de deux prismes rotatifs (un linéaire six facettes et un circulaire, six facettes également). Ce dernier, combiné avec certains gobos, permet de bien jolis effets, et les deux prismes sont cumulables pour encore plus de possibilités. N’oublions pas un iris 12 lamelles réduisant le faisceau à la demande à 4°, selon nos mesures, et un frost progressif qui casse bien la netteté du cercle au sol. 

Côté couleurs, on dispose d’une trichromie CMJ et d’une roue de couleurs. Le rouge, un peu orangé, sera comme à l’habitude plus profond via la roue de couleurs. Le filtre 5 600 K nous donne plus précisément 5 700 K, ce qui est tout à fait acceptable. Les filtres CTB, CTO et UV, ingénieusement placés à la fin de course des roues de trichromie, sont respectivement mesurés à 8 100 K pour le CTB et 3 200 K pour le CTO. Le pan tourne sur ses 540° en 5 s et le tilt, en 2,7 s (en vitesse pan/tilt par défaut).

MILLE FAÇONS DE GÉRER VOTRE GRADATION

Un bel aspect de ce projecteur est le grand nombre de possibilités offertes à l’opérateur pour la gestion du gradateur. Celui-ci est en 16 bits et dispose de cinq modes : standard, scène, TV, architectural et théâtre, chacun modifiant la durée d’extinction du projecteur (de 0 s en mode standard à 4,5 s en mode théâtre) afin d’émuler les lampes tungstène. Ce n’est pas tout, car il y a également dans le projecteur quatre courbes de gradation prédéfinies – linéaire, square, square inversée et S-Dim –, et toutes font bel et bien ce que leur nom indique. De quoi trouver sans problème le mode gradation qui correspond à votre besoin du moment.

Un article de

alexandre roy

DANS LA RUBRIQUE LUMIÈRE & VIDÉO, LIRE AUSSI...

Pin It on Pinterest

Share This