WORK LIGHT SHARK 1

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octobre 2018 | Test Lumière & Vidéo

Le pupitre lumière 2.0

Un OVNI vient d’atterrir en pleine lumière. Le marché des pupitres se réveille avec un produit qui nous semble totalement innovant. Il n’est issu ni du milieu scénique musical ni du théâtre et se base sur un serveur Web. Le but est de vous proposer un système de commande pilotable depuis une tablette ou votre smartphone, avec une surface de contrôle physique limitée mais d’aspect très professionnel. La Light Shark 1 est annoncée comme destinée aux événements de petite et moyenne ampleur. Tout cela nous semble particulièrement intéressant !

L’ASPECT, LE SYSTÈME D’ACCROCHE, LA MANIPULATION, LE MODE D’EMPLOI

JLa LS1 n’est pas imposante, en tout cas pas par sa taille. Elle est élégante, au moins par son aspect. Elle est sobre, du moins lorsqu’on l’allume. Elle est noire, cerclée d’aluminium, légèrement inclinée, avec à l’arrière une astucieuse gouttière joliment profilée pour accueillir deux tablettes qui seront confortablement calées dans un rail caoutchouteux.
Par contre nous n’avons pas réussi à l’ouvrir, ce n’est pas faute d’avoir essayé mais pas moyen. En règle générale, lorsque nous n’y arrivons pas, c’est que le constructeur a décidé que le client ne doit pas ouvrir, souvent parce qu’il n’y a rien à réparer par soi-même. Dont acte, nous respectons et nous revissons les treize vis situées sous la carrosserie. Les connexions sont parfaitement professionnelles, ce qui me réjouis sincèrement.

Nous avons, couplée à un interrupteur on/ off, une embase True One bien sécurisée, il n’y a pas mieux. Cela sous-entend que premièrement vous ne risquez pas de débrancher votre console par hasard et que, deuxièmement, vous ne risquez pas non plus de courir après un transformateur extérieur que vous avez de toute façon oublié au dépôt. Ensuite vous trouverez deux paires d’embases DMX en trois et cinq points pour deux univers distincts, une XLR 3 pour une minilite et deux prises USB. La première pour une clé de sauvegarde des shows ou d’update de la console, et la deuxième pour y brancher votre téléphone par exemple, avec une tension de 5 V, merci d’y avoir pensé. Et enfin les deux bonnes surprises, une prise réseau pour une sortie Art-Net ou sACN et une antenne wi-fi, nous y reviendrons plus loin.

Venons-en maintenant à l’interface utilisateur physique. Elle se compose, comme d’habitude, de roues codeuses au nombre de quatre, de onze potentiomètres et de cinquante-huit boutons, jusqu’ici tout va bien. Les roues codeuses ne sont pas crantées mais semblent de bonne qualité, bien amorties lorsqu’on les bouscule un peu sur les côtés. Les potentiomètres non motorisés ont une course de 65 mm et semblent résistants. Chaque unité de restitution se compose d’un potentiomètre et de trois boutons, comme le veut une certaine tradition de plus en plus établie ; un en-dessous pour flasher, deux au-dessus pour dérouler la séquence et l’affecter. Ces boutons sont rétroéclairés en fonction de leur état, l’information est claire et bien lisible. Ils s’éclairent aussi lorsqu’ils sont pressés. Le pupitreur a donc deux informations de retour de pression : la couleur, et un « clic » bien ressenti. Le onzième potentiomètre est un grand master accompagné d’un bouton « DBO » pour Desk Black Out et de deux flèches de changement de page. Notons que ce onzième potentiomètre est quand même en passe de devenir un luxe car on le trouve de moins en moins souvent sur les consoles, même haut de gamme ….

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