Yamaha PM, La famille s’agrandit

Yamaha PM, La famille s’agrandit

Yamaha PM, La famille s’agrandit

20 Mai 2020 | News Son

Dans la gamme Yamaha Rivage, on connaissait le navire amiral PM10 en version CS-R10 et en déclinaison compacte CS-R10-S, ainsi que le modèle PM7 CSD-R7 à DSP intégré, financièrement plus abordable. Voici que le fabricant japonais dévoile deux nouvelles consoles Rivage, nommées PM5 et PM3, ainsi qu’une version revisitée des DSP. De quoi nous extraire définitivement de la torpeur de notre récent confinement.

Ce ne sont donc désormais pas moins de cinq surfaces de travail que compte la gamme Rivage, fleuron de l’offre de consoles de mixage chez Yamaha. Ces surfaces comprennent trois ou deux bacs de 12 faders et de larges écrans tactiles d’accès aux paramètres, associés au panneau de commandes physiques assigné au canal sélectionné. Boîtiers de scène, DSP, réseau, tous les éléments de la gamme PM, quelle que soit leur génération, sont compatibles entre eux. Entrons dans le détail.

La PM5, compacte, légère et intuitive

On remarque tout de suite son allure râblée. On perçoit un design cherchant à rassembler les commandes à portée immédiate. Les trois écrans tactiles de 15’’ et les 38 faders arrangés en trois baies de 12 plus 2 assurent une ergonomie de cockpit. La PM5 reprend la plupart des fonctionnalités des PM7 et PM10 et en promet le son.

On retrouve sur les nouvelles venues les fonctions de « mirroring » des DSP (seule la PM7, du fait de son DSP intégré, ne permet pas le « mirroring »). Autrement dit, la possibilité de faire fonctionner en parallèle deux DSP, en redondance. Si l’un d’eux défaille, le second prend le relai sans artéfact audio.

Sur la balance, la PM5 affiche 42 kg, ce qui la rend manipulable par deux personnes sans dépasser les limites du raisonnable. Le fabricant annonce que le gain de poids a été réalisé grâce à un design mécanique innovant, qui préserve la durabilité du matériel.

En termes d’entrées et sorties locales audio, la PM5 en propose huit analogiques et quatre au format AES. Les ports de communication représentés sont une entrée sortie Midi, trois ports USB, huit GPI IO et deux slots au format MY qui permettent d’accéder à une multitude de formats. Le ou les DSP se relient sur les ports dédiés. Dernier point important, l’alimentation secteur est redondée.

Familier des utilisateurs, un panneau de contrôle physique du canal sélectionné permet un accès direct aux paramètres essentiels.

En complément de la fonction « send on fader », le contrôle des niveaux de départ, sur la PM5 comme sur la PM3, peut désormais être assuré via l’écran, tant pour le dosage, par les encodeurs rotatifs ou en tactile, que pour la visualisation.

L’aspect tactile ne s’arrête pas aux actions de sélection ou de validation. La modification des paramètres par rapprochement et écartement des doigts est aussi possible, sur la PM5 comme sur la PM3.

La PM3, polyvalente à taille de guêpe

Il s’agit de la plus compacte de la série. Elle se destine en priorité aux situations où l’espace disponible pour la régie est réduit, ou au mixage des retours. On y retrouve le même nombre de faders que sur la PM5, mais un seul écran tactile central. La zone de l’écran de droite de la PM5 est remplacée par un ensemble de touches physiques configurables, pour assurer un accès direct et rapide. La fonctionnalité de « mirroring » est aussi possible, et on a encore gagné en poids, avec 38 kg sur la balance.

A part l’absence d’entrées et sorties AES, la PM3 propose un panneau de connexion identique à celui de la PM5.

 

24 touches en accès direct, à assigner aux fonctions qui vous sont nécessaires.

Des DSP évolutifs

Le rack DSP qui s’associe aux consoles se décline en deux versions, dont la seule différence hardware de façade est la présence du logo EX. Les changements de capacité de traitement sont obtenus par insertion d’une carte d’extension dans la version RX.

Suivant l’envergure du projet à réaliser, les consoles peuvent être associées à deux différents boîtiers DSP externes : le modèle DSP-RX, qui compte 120 entrées, 48 bus de mixage, 24 matrices et 384 instances de plugins, ou le généreux DSP-RX-EX, qui fournit jusqu’à 288 entrées, 72 bus de mixage, 36 matrices et 512 instances de plugins.

Les deux références proposent la même qualité audio, et il existe un kit d’extension qui permet de convertir, quand cela devient nécessaire, un modèle DSP-RX en DSP-RX-EX, pour étendre les capacités. Excellente initiative du fabricant.

TWINLANe + Dante, un écosystème à géométrie variable

A l’arrière du DSP, on trouve, entre autres, les ports de liaison avec la surface de contrôle et quatre slots pour les cartes HY256, qui vont communiquer avec le réseau des boîtiers de scène.

 

Utilisant des liaisons optiques, le réseau propriétaire Yamaha TWINLANe, familier des utilisateurs des PM10 et PM7, transporte jusqu’à 400  canaux audio. Les cartes  HY256, qui s’insèrent dans des slots dédiés des DSP, assurent l’interfaçage côté consoles et boîtiers déportés.

Une carte HY256-TL qui permet d’interfacer les DSP et interfaces ou boîtiers de scène au protocole propriétaire Yamaha TWINLANe

 

Deux exemples de configuration. L’une, à gauche, est destinée à alimenter en Dante des boîtiers de scène Rio-D2. La seconde, retenant des boîtiers RPio, permet de directement chaîner les racks au format TWINLANe. Ces deux options sont compatibles avec l’ensemble de la gamme PM.

Boîtiers d’entrées sorties… au choix

Les RPio622 et RPio222 sont en natif au format TWINLANe. Ils comprennent les préamplis micro hybrides qui, associés aux émulations Silk conçues avec Rupert Neve Design, ont fait une part de la réputation du son des consoles Rivage existantes.

Il est aussi possible d’utiliser des ports Dante et d’obtenir ainsi la compatibilité avec l’ensemble des produits acceptant ce format, dont, chez Yamaha, les boîtiers de scène Rio3324-D2 et 1608-D2, mais aussi les séries des consoles CL et QL et tous les périphériques et interfaces à ce format.

La gamme des boîtiers d’entrées sorties compatible avec les consoles PM3 et PM5 est vaste. L’image ne montre que ceux aux formats MADI et Dante

Cette belle configuration associe une PM10 et une PM3, que l’on imagine en extension de la surface de contrôle grâce à la fonction « dual console ». La distribution est mixte, retenant ici le Dante et là directement le TWINLANe, suivant le type de boîtiers d’entrées sorties choisi. Les DSP sont reliés en « mirroring » pour la redondance, et le spectacle est enregistré sur deux stations Nuendo.

Mise à jour logicielle en version 4.0

L’avènement des PM5 et PM3 s’accompagne d’une mise à jour du firmware Rivage en version 4.0 compatible avec l’ensemble de la série Rivage. Cette version offre des améliorations importantes de l’interface utilisateur et des fonctionnalités, dont l’ajout d’un nouveau plugin, la réverbération Eventide SP2016, livrée avec de nombreux presets.

Cette mise à jour 4.0 permettra aussi à la série RIVAGE le contrôle du système immersif L-Acoustics L-ISA. Pour chaque canal d’entrée mono ou stéréo, un contrôle direct des objets ou groupes L-ISA sera disponible directement depuis la surface de contrôle.

Conclusion

La PM10 est séduisante mais nécessite de casser une (grosse) tirelire. La PM7 a permis au système Rivage de jouer un rôle dans certaines belles productions, et surtout de faire connaître le potentiel de l’écosystème. Nul doute que ces nouvelles venues PM5 et PM3 vont attiser les convoitises en répondant potentiellement à des besoins techniques et à des équations économiques plus diverses.

La PM5 sera disponible à pour l’été de cette année et le PM3 pour l’automne.

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