AFX LIGHT Mobicolor 4

AFX LIGHT Mobicolor 4

AFX LIGHT Mobicolor 4

septembre 2018 | Test Lumière & Vidéo

L’esprit d’indépendance

SONO Mag a déniché un produit tout nouveau tout beau, d’une marque peu connue à ce jour : AFX. D’elle-même (sur son site Web), AFX se considère humblement comme une marque destinée aux semi professionnels, une humilité à mon sens éminemment respectable. Au sein de sa gamme, AFX propose deux projecteurs sur batterie à quatre ou neuf LEDs 15 W. Nous nous attardons sur le 4 x 15 W, qui nous semble vraiment intéressant par rapport aux autres produits présents sur le marché à ce jour.

L’ASPECT, LE SYSTÈME D’ACCROCHE, LA MANIPULATION, LE MODE D’EMPLOI

Nous avons là un produit inhabituel et fort intéressant. Le Mobicolor 4 est particulièrement austère, ou discret, cela dépend de votre point de vue. Dans tous les cas, nul ne pourra le taxer d’extravagance ou de mauvais goût et son caractère architectural est aussi indéniable que bienvenu et professionnel. La base est cubique à l’extrême, deux supports latéraux hébergent une tête rotative en tilt sur 90°, fort pratique pour un réglage efficace, rapide et stable. Cette tête abrite quatre optiques de LEDs de 45 mm de diamètre à l’avant et un conséquent dispositif de dissipation thermique à l’arrière. L’afficheur est au sommet de la tête. Les connecteurs… pardon LE connecteur est à l’arrière de la base.

L’ensemble est très clairement IP 65 avec des presse-étoupes de qualité sur le câble reliant la tête à l’embase et un capuchon d’étanchéité sur LE connecteur. Je note la présence de deux dispositifs de pressurisation, un sur la tête et un sur la base, ainsi que d’un bouton tout rond qui fait office d’interrupteur. Je vous taquine depuis un moment avec LE connecteur ; tout simplement parce qu’il n’y en a qu’un seul (!), une (classieuse) embase True One pour l’alimentation. Et oui, pas de DMX. Je crois qu’il s’agit du premier projecteur que nous testons qui ne répond pas à la norme DMX filaire (pour être honnête, les appareils avec seulement des XLR trois points n’y répondent pas non plus).

En l’occurrence, l’AFX ne se pilote qu’en wireless DMX, sans fil ou avec une télécommande. Ce choix ne peut s’expliquer que par un objectif budgétaire, ce qui est respectable. Mais bon, je pense que cela va faire hésiter plus d’un acheteur quand même et je trouve ce parti pris bien osé. Côté afficheur, il s’agit d’un modèle Oled connu, avec des petits caractères aussi fins que propres et lisibles et des boutons réactifs. L’appareil pèse gaillardement ses 6,3 kg et peut s’accrocher tête en bas avec deux embases Omega. Il n’y a pas de dispositif pour élingue, il faudra passer par les ouvertures pratiquées sur les bras tenant la tête. Quatre patins caoutchouc permettent de l’isoler de l’humidité du sol et d’éviter tout glissement intempestif. Je note une petite élingue métallique sur la tête, elle retient un cadre facilement amovible qui permet d’intercaler rapidement un diffuseur holographique autorisant un travail sur l’angle de diffusion. Le mode d’emploi est en anglais, malheureusement. Il est plutôt complet, heureusement.

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