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Ayrton MagicDot Neo

par | 10 Avr 2026

Petite boule d’énergie

Si l’on me demande quel projecteur d’Ayrton m’a le plus marqué, je dis sans hésiter MagicDot-R. En 2015, ce petit beam avait fait sensation grâce à une vidéo devenue virale présentant une matrice de 144 unités, sur un design de Stéphane Migné. Aujourd’hui, Ayrton nous en propose une revisite en la présence du MagicDot Neo, machine qui veut, sur le papier, en améliorer tous les aspects.

Présentation

MagicDot-R était un petit projecteur innovant, avec comme particularité un design compact avec tête intégrée, une rotation infinie dans les deux axes et une optique fixe. Du fait de cette configuration, il était possible d’en placer un grand nombre les uns à côté des autres sans avoir à les espacer. L’an dernier, nous avons eu l’opportunité de tester le Kyalami, une lyre laser d’1° d’ouverture dont le design était inspiré du MagicDot-R, mais plus imposante et d’une masse de 14,5 kg contre les 5,5 du premier.

La mouture d’aujourd’hui est véritablement dans la continuité du MagicDot-R, au point de proposer des vidéos de démo reprenant le même design lumière que son aîné.

Bien sûr, les années ont passé et les exigences ont évolué. Le MagicDot Neo est donc une machine IP65, il contient une source RVBL qui va permettre de proposer un blanc bien meilleur que le Dot-R, on ajoute un zoom intégré qui manquait également, et Ayrton capitalise sur son Liquid Effect inauguré avec Zonda 9 FX pour appliquer de la vidéo sur la couronne de LEDs entourant la source principale.

Physiquement, ce Neo est tout de même plus grand que son aîné, 40 mm de plus en hauteur, mais un peu moins imposant en largeur, son diamètre étant plus petit de 13 mm.

La plus grande différence vient du fait que l’écran de contrôle n’est plus placé en pente sous la source, mais intégré à la base. On y trouve quatre boutons de contrôle autour de l’écran. Deux fines poignées aident à manipuler la machine, très petites. Qu’à cela ne tienne, avec 6,6 kg sur la balance, on aura aucun mal à le déplacer.

La ventilation se fait naturellement à l’arrière de la tête, mais c’est la couronne de LEDs qui attire immédiatement l’attention à l’avant, cercle lumineux qui promet de nombreux effets.

Sur la « base », partie non rotative du projecteur devrait-on plutôt dire, se situent deux connecteurs True1 In/Out pour l’alimentation, deux ports DMX cinq broches In/Out et deux ports RJ45. Enfin, sous la machine, peu de choses, deux camlocks uniquement, quatre tampons de stabilisation et un point d’accroche pour élingue.

Si MagicDot-R était équipé d’une unique LED RVBB de 60 W, lors du test en 2015 dans SONO Mag, Marion Pageot et François Guillet n’avaient pas fait l’éloge du blanc qui tirait beaucoup vers le bleu. On espère que ce Neo corrige la donne. En tout cas, Ayrton nous annonce une source RVBL avec un IRC de 86 pour une consommation de 120 W. Et nous devrions trouver 16 000 lux à 5 m au plus serré. (Relire l’article SONO Mag n°417 https://sonomag.fr/ayrton-magic-dot-r/)

Les menus

L’écran est de belle qualité, globalement, l’intégration est impeccable, même les boutons sont courbés pour suivre la forme de la base. Un seul mode DMX nous est proposé, de 35 canaux. Deux adresses sont disponibles, une pour la partie projecteur, l’autre pour le Liquid Effect, ce dernier se pilotant uniquement via sACN ou Art-Net.

Comme toujours chez Ayrton, on trouve des options de débattement de Pan, 360°/540°/630° ici, mais également de Tilt, 270°/540° ou 360°.
Pour le reste, c’est un menu classique avec informations, contrôle manuel, test… Signalons tout de même la présence de presets et scènes permettant un contrôle sans DMX. Et si les menus ne sont pas accessibles, l’application Ayrtonnfc est là pour configurer les machines à l’aide de votre téléphone.

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